Le Yin et le Yang en médecine chinoise et en ostéopathie

Logo Yin et Yang stylisé représentant l'équilibre entre mobilité et stabilité en ostéopathie, cabinet de Michel Brunet à Bègles

Comprendre le Yin et le Yang, et leur place dans une approche ostéopathique attentive au rythme d’activité et de repos, ainsi qu’à l’équilibre entre mobilité et stabilité du corps.

Le Yin et le Yang désignent deux polarités complémentaires de la médecine traditionnelle chinoise, jamais opposées mais toujours liées : l’une porte en elle une part de l’autre, dans un mouvement perpétuel de l’une vers l’autre. En ostéopathie, cette lecture aide à situer, chez un patient, l’équilibre entre mobilité et stabilité d’une articulation ou d’une zone du corps.

Avant les cinq éléments, il y a le Yin et le Yang. C’est le principe fondateur de toute la médecine traditionnelle chinoise : non pas deux forces opposées qui s’affrontent, mais deux polarités complémentaires, chacune portant en elle une part de l’autre, dans un mouvement perpétuel de l’une vers l’autre. L’idéogramme lui-même en garde la trace : il désigne à l’origine les côtés ombragé et ensoleillé d’une même colline — deux faces d’une seule réalité, jamais séparées. Le jour cède la place à la nuit, l’activité cède la place au repos, la mobilité a besoin d’un point stable pour exister. C’est cette dynamique, plus que l’opposition, qui définit le Yin et le Yang.

Activité et repos : le rythme du vivant

Le Yang, c’est le mouvement, l’expansion, la chaleur, l’extérieur — l’élan du printemps et de l’été. Le Yin, c’est le repos, l’intériorité, la fraîcheur, la profondeur — le retrait de l’automne et de l’hiver. Le cycle des cinq éléments en médecine chinoise et des saisons, qu’on a détaillé au fil de plusieurs articles, n’est au fond qu’une déclinaison de ce principe plus large : l’organisme suit un rythme naturel d’alternance entre activité et repos, et la santé dépend largement du respect de ce rythme, plutôt que de la recherche d’un seul de ces deux états en continu. Trop de Yang sans repos épuise ; trop de Yin sans mouvement engourdit.

Mobilité et stabilité : le même principe, dans le corps

Ce même équilibre se joue à l’échelle du corps, et c’est là que l’ostéopathie prend tout son sens. Une articulation saine n’est ni figée ni instable : elle a besoin à la fois de mobilité (Yang) pour bouger librement, et de stabilité (Yin) pour rester dans son axe. Un excès de mobilité sans stabilité suffisante se traduit par de l’instabilité, des compensations, parfois des douleurs récurrentes. À l’inverse, un excès de stabilité, quand elle devient raideur, prive le corps de son amplitude naturelle et concentre les tensions ailleurs. La médecine traditionnelle chinoise retrouve cette même logique jusque dans la circulation de l’énergie : le Yang protège en surface, au contact de l’extérieur ; le Yin nourrit en profondeur, à l’intérieur.

L’auto-régulation, un principe partagé

Le Yin et le Yang ne décrivent pas un état figé, mais un système qui se rééquilibre sans cesse : la chaleur de l’été (Yang) déclenche la transpiration (Yin) pour refroidir le corps ; le froid (Yin) déclenche le frisson (Yang) pour produire de la chaleur. Chaque excès appelle son contraire, jusqu’à retrouver l’équilibre. C’est un principe que l’ostéopathie partage à sa manière : elle part du postulat que le corps possède sa propre capacité d’auto-régulation, et que le rôle du praticien est de lever ce qui l’empêche de s’exercer normalement, non de se substituer à elle.

Une lecture complémentaire au regard scientifique

La notion de Yin et de Yang est intéressante pour qui apprécie d’avoir une lecture de soi, de l’autre, de son environnement, sous un angle philosophique et imagé plutôt que sous le seul angle scientifique. Elle parle parfois mieux à des patients qui n’ont aucun bagage scientifique, ou qui peinent à comprendre ce qu’est réellement l’ostéopathie — une pratique qui, avant d’être manipulative, est d’abord une recherche de compréhension de la personne dans son ensemble.

Cette lecture énergétique reste une grille de compréhension complémentaire à l’examen ostéopathique classique. Elle ne constitue en aucun cas un acte diagnostique ou médical, et ne se substitue jamais au bilan biomécanique préalable, seul à même de déterminer ce qui peut être traité et selon quelle méthode.

Un exemple en cabinet, à Bègles

Il m’arrive souvent qu’un patient, à peine entré dans mon cabinet à Bègles, me demande : « Je m’installe comment ? Je m’allonge sur le ventre, sur le dos ? » Je réponds alors qu’il me faut d’abord faire une lecture de ce qui se passe dans le corps : un bilan global, des tests d’exclusion, pour savoir ce que l’on peut faire et ce que l’on ne doit pas faire, avant de choisir la méthode la mieux adaptée.

Une fois ce contexte posé et la biomécanique prise en compte, le ressenti garde toute son importance — et c’est là que la lecture Yin/Yang devient utile, car tout y est affaire de rapport plutôt que de catégorie figée : le ciel est Yang et la terre est Yin, mais la surface de la terre est Yang par rapport à ses profondeurs, Yin. Une chaleur perçue, une sensation de dureté ou de souplesse : autant d’indications intéressantes à mettre en regard de la biomécanique. C’est une manière différente, et complémentaire, d’observer le vivant.

Ce que ça change en pratique

En consultation, cette lecture Yin/Yang aide à situer où se trouve le déséquilibre chez un patient : une zone trop mobile qui compense un manque de stabilité ailleurs, ou une raideur qui empêche le mouvement de se répartir normalement dans le corps. Le travail ostéopathique ne vise pas à ajouter de la mobilité partout, ni à tout stabiliser : il cherche à restaurer, zone par zone, le juste équilibre entre les deux — exactement comme la théorie des cinq éléments invite à restaurer l’équilibre entre les organes, saison après saison.


Le Yin et le Yang, est-ce compatible avec une approche biomécanique en ostéopathie ?

Oui : la lecture Yin/Yang vient toujours après le bilan biomécanique, jamais à sa place. Elle enrichit l’observation du ressenti du patient sans remplacer les tests d’exclusion et l’examen clinique classique.

Qu’apporte cette lecture énergétique en consultation ?

Elle aide à situer un déséquilibre entre mobilité excessive et raideur d’une zone du corps, et à formuler autrement ce que le patient ressent — utile en particulier pour les patients peu familiers du vocabulaire médical.

Cette approche remplace-t-elle un diagnostic médical ?

Non. C’est une grille de lecture complémentaire, qui ne constitue ni un acte diagnostique ni un acte médical.

Michel Brunet, ostéopathe à Bègles depuis 2005, à proximité de Bordeaux, Talence et Villenave-d’Ornon (moins de 5 km).

Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. RPPS : 10010580404009. Tél. 06 08 36 65 58.


Ostéopathie en Entreprise Bordeaux-Bègles | Prévention TMS

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Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bègles, dans son cabinet
Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bègles

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Pourquoi faire appel à un ostéopathe D.O.

Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bègles, en intervention auprès des salariés d'une entreprise
Intervention sur site auprès des salariés, dans le cadre de la prévention des TMS.

Ostéopathe exclusif à Bègles depuis vingt ans, je travaillais pour une association sportive auparavant. Je combine les techniques manuelles classiques à une approche complémentaire issue de la médecine traditionnelle chinoise et du qigong santé — une lecture plus globale des tensions du corps, utile dans un contexte professionnel où le stress et la posture s’entremêlent souvent.

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Pour en savoir plus sur les TMS et les bienfaits de l’ostéopathie, vous pouvez aussi consulter notre article détaillé sur le sujet.

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Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bordeaux-Bègles, Talence, Villenave-d’Ornon. Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique.


Les cinq éléments en médecine chinoise : vue d’ensemble

Les cinq éléments — Bois, Feu, Terre, Métal, Eau — sont la grille de lecture centrale de la médecine traditionnelle chinoise. Cette page réunit les cinq articles consacrés à chacun d’eux, et le contexte plus personnel dans lequel s’inscrit mon approche, en tant qu’ostéopathe.

Le cycle des cinq éléments présenté par Michel Brunet, ostéopathe à Bègles
Le cycle des cinq éléments en lien avec le yin et le yang et les méridiens d’acupuncture présenté par Michel Brunet, ostéopathe à Bègles

Les cinq articles, saison par saison

Une culture, plusieurs médecines

Ce que j’ai vécu en Chine est assez différent de l’image qu’on s’en fait généralement en France. Je n’y ai pas connu une médecine, mais trois.

Il y a d’abord une médecine scientifique, occidentale dans ses fondements, que j’ai vue se moderniser au fil des années — des cabinets sommaires côtoyant des échoppes de rue à mes débuts, jusqu’à des structures modernes et normées aujourd’hui.

Il y a ensuite la médecine traditionnelle chinoise proprement dite : en Chine, c’est une formation universitaire longue, qui intègre une large part des sciences fondamentales occidentales. Rien à voir avec une pratique alternative ou approximative — c’est un cursus académique à part entière.

Et il y a enfin une médecine populaire, l’équivalent de nos guérisseurs d’antan en Occident : mon professeur de tai-chi-chuan et de qigong, dans une école de kung-fu du Sud de la Chine, massait aussi les touristes dans les hôtels. J’y ai croisé des aveugles formés au massage traditionnel pour exercer un métier, des vendeurs de plantes sur les marchés, ou encore un « Docteur » du Sichuan qui confectionnait ses propres remèdes sans avoir jamais mis les pieds à l’université.

Ce sont ces trois médecines — scientifique, universitaire, et populaire — qui composent la réalité chinoise. C’est cette diversité, et plus largement celle des cultures du monde, qui me passionne depuis toujours. C’est aussi ce qui nourrit mon approche : m’appuyer sur les principes fondamentaux et universitaires de la médecine traditionnelle chinoise, en tant qu’ostéopathe, sans jamais la confondre avec l’acupuncture seule ni avec une pratique ésotérique. Ce qui m’a d’ailleurs le plus intéressé sur place, ce fut la thérapie manuelle — c’est elle que je suis allé vivre en Chine, en plus du taiji quan et du qigong. Bien sûr, tout cela forme un tout : jusque dans les maisons de thé, où l’on propose aussi le nettoyage et le soin des oreilles. Tant de choses, en médecine comme en bien-être, à découvrir au fil des cultures.

Panneau d'exposition Traditional Chinese Culture : réflexologie plantaire, Yin-Yang, acupuncture et herboristerie
Panneau d’exposition sur la culture chinoise traditionnelle : réflexologie, Yin-Yang, culture de l’acupuncture et des plantes.

La médecine traditionnelle chinoise s’enrichit aussi la culture populaire elle-même, bien au-delà des cabinets médicaux — jusque dans des panneaux d’exposition présentés au grand public.

Les cinq éléments, une grille universelle

Pour donner une idée de la façon dont cette grille de lecture dépasse largement le seul cadre médical, un exemple parlant : en Xingyiquan, art martial interne chinois, les cinq éléments prennent une forme très concrète — cinq mouvements de base, chacun incarnant une force différente.

  • Pi Quan (Métal) — un mouvement qui fend de haut en bas, comme une hache.
  • Zuan Quan (Eau) — une frappe qui jaillit en spirale vers le haut, comme une source.
  • Beng Quan (Bois) — un coup direct et rapide, comme une flèche qui part droit devant.
  • Pao Quan (Feu) — une explosion simultanée des deux bras, l’un qui protège, l’autre qui percute.
  • Heng Quan (Terre) — un mouvement diagonal et enveloppant, qui balaie et stabilise, à l’image de la Terre qui ancre et relie les quatre autres éléments entre eux.

Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres : dans la culture chinoise, les cinq éléments structurent aussi bien la médecine que les arts martiaux, la cuisine ou l’architecture. C’est cette grille de lecture globale que j’ai étudiée en Europe, dans plusieurs disciplines, auprès d’un enseignant chinois et d’un enseignant vietnamien — avec pour fer de lance le qigong, en particulier le qigong santé (une santé entendue de façon globale) et le qigong pour les soignants, dédié au développement des capacités des thérapeutes. C’est cette matière que je suis ensuite allé vivre en Chine, avant d’en ramener le contexte réel — celle que j’utilise aujourd’hui au quotidien dans ma pratique d’ostéopathe, et dans ma vie personnelle qui est aussi une recherche personnelle.

Michel Brunet en tenue traditionnelle chinoise, posture de pratique en extérieur, France
Pratique en tenue traditionnelle, de retour en France.

Un souvenir de ce parcours : la remise de mon diplôme de cinquième génération, en 2005, par mon professeur.

Michel Brunet ostéopathe D.O à Bègles avec son professeur de kung-fu et de qigong en Chine.
Avec mon professeur de kung-fu et de qigong, dans le Sud de la Chine : remise du diplôme de 5ème génération le 15 septembre 2005.

Michel Brunet, ostéopathe à Bègles depuis 2005, à proximité de Bordeaux, Talence et Villenave-d’Ornon (moins de 5 km).Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. RPPS : 10010580404009. Tél. 06 08 36 65 58.


L’équilibre du Rein en hiver

Accompagner en ostéopathie avec un regard tel que peut l’avoir le praticien en énergétique chinoise (médecine traditionnelle chinoise) le fonctionnement du Rein durant l’hiver, dans une approche complémentaire respectueuse de l’équilibre physique et psychique.

L’homme est le produit du ciel et de la terre : Yang/Yin. La médecine traditionnelle chinoise, par la loi des cinq éléments — Bois, Feu, Terre, Métal, Eau — invite à rechercher l’harmonie entre ces éléments pour se maintenir en bonne santé. À chaque saison correspond un organe placé au centre de l’attention, sans jamais négliger l’équilibre général de la personne. C’est dans ce cadre que l’ostéopathie énergétique trouve tout son intérêt : elle fait le lien avec les principes fondamentaux de la médecine traditionnelle chinoise, avec une vision plus globale de la personne.

Le mouvement de l’hiver : conservation et intériorité

L’hiver correspond à l’élément Eau. L’énergie descend, se retire, se concentre en profondeur. C’est la saison du repos, de la conservation et de la mise en réserve pour les saisons à venir.

  • Capacité de : se ressourcer, économiser son énergie, se préparer sereinement au renouveau du printemps.
  • Mais aussi : introspection, patience, capacité à puiser dans ses réserves profondes.

Le couple de l’hiver : Rein / Vessie

Le Rein stocke l’essence (Jing) et constitue la racine du Yin et du Yang de l’organisme ; la Vessie participe à l’élimination des liquides. Pour mémoire, voici les correspondances entre les cinq éléments et les couples d’organes :

  • Bois : Foie / Vésicule biliaire
  • Feu : Cœur / Intestin grêle
  • Terre : Rate / Pancréas
  • Métal : Poumon / Gros intestin
  • Eau : Rein / Vessie

Dans le cycle d’engendrement, le Rein est nourri par le Poumon (le Métal engendre l’Eau) et nourrit à son tour le Foie (l’Eau engendre le Bois) : le Yin du Rein nourrit le sang du Foie. Dans le cycle de domination, le Rein exerce un contrôle sur le Cœur ; les deux organes portent chacun un aspect Feu et un aspect Eau, et leur équilibre mutuel est considéré comme essentiel en médecine traditionnelle chinoise.

Vos séances d’ostéopathie à Bordeaux-Bègles peuvent, elles aussi, tenir compte du rythme des saisons. En hiver, elles accompagnent un organisme qui ralentit et qui a besoin de préserver son énergie profonde.

L’accompagnement de votre ostéopathe pendant l’hiver

Votre ostéopathe, également thérapeute en énergétique chinoise et spécialiste du qigong santé, vous propose un accompagnement adapté à l’hiver, par quelques mobilisations et conseils simples, sans se substituer aux autres acteurs de la santé.

Hibernation énergétique : l’hiver invite au ralentissement. En médecine chinoise, c’est la saison où l’on préserve son essence plutôt que de la dépenser. Un accompagnement ostéopathique peut aider à respecter ce rythme sans tomber dans l’inertie complète.

Intériorité : le Rein est en lien avec la volonté (Zhi) et la capacité à puiser en soi des ressources profondes. Cette saison est propice à l’introspection et à la préparation de projets pour les saisons à venir.

Vie lombaire : les lombaires sont, en médecine traditionnelle chinoise, la « maison des reins » ; c’est là que siège le point Ming Men et d’autres points énergétiques importants. Le méridien du Rein lui-même chemine sur la face interne de la jambe, mais c’est celui de la Vessie, son couple Yang, qui descend le long des lombaires, traverse le fessier et l’arrière de la cuisse, franchit le creux poplité puis le mollet jusqu’au petit orteil — un trajet qui correspond précisément à celui de la sciatique. Le Froid, l’un des facteurs pathogènes externes reconnus par la médecine traditionnelle chinoise, a la particularité de contracter et de figer la circulation : il peut se loger le long de ce trajet et fixer une douleur qui s’aggrave par temps froid et se soulage par la chaleur.

Trajet du méridien Vessie, couple du Rein, le long des lombaires et de l'arrière de la jambe jusqu'au petit orteil – ostéopathe à Bègles


Trajet du méridien Vessie (couple Yang du Rein), correspondant au trajet classique de la sciatique — le Froid pervers peut s’y loger et fixer la douleur.

Les douleurs lombaires peuvent ainsi s’accentuer en hiver avec le froid ; votre ostéopathe à Bègles peut proposer des mobilisations adaptées pour soulager ces tensions.

Emotion de la peur : la peur et l’angoisse sont associées à l’élément Eau et au Rein en médecine chinoise. Un vide de Rein peut, selon cette théorie, favoriser ce type de ressenti. Un accompagnement corporel doux peut aider à retrouver un sentiment de sécurité intérieure.

Recharge : l’hiver est une saison de reconstitution des réserves. À la fin de chaque saison, la théorie des cinq éléments rappelle également le rôle particulier de la Rate (l’élément Terre), qui aide l’organisme à résister aux facteurs pathogènes durant ces périodes charnières.

Froid : le froid affaiblit le Rein selon la médecine chinoise. Une sensibilité particulière au froid, des articulations qui se raidissent, ou une fatigue plus marquée en cette saison peuvent bénéficier d’un suivi ostéopathique régulier, en complément d’une bonne protection thermique.

Repos réparateur : privilégier un sommeil suffisant et un rythme de vie plus calme en hiver aide à préserver l’essence du Rein. Votre ostéopathe à Bègles peut vous accompagner par des mobilisations douces favorisant la détente et un sommeil de qualité.

Questions fréquentes sur le Rein et l’élément Eau

Sources théoriques : Giovanni Maciocia, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Éditions Satas — et recherches personnelles de Michel Brunet.

Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bordeaux-Bègles, Talence, Villenave-d’Ornon. Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. Tél. 06 08 36 65 58.

Quel est le lien entre le Rein et l’hiver en médecine chinoise ?

En médecine traditionnelle chinoise, l’hiver correspond à l’élément Eau et à l’organe Rein, couplé à la Vessie. C’est la saison du repos et de la conservation, où l’énergie se retire en profondeur pour préparer le renouveau du printemps.

Pourquoi les douleurs lombaires et la sciatique s’aggravent-elles en hiver ?

Le trajet du méridien Vessie, couple Yang du Rein, descend le long des lombaires et de l’arrière de la jambe jusqu’au petit orteil — un trajet qui correspond à celui de la sciatique. Le Froid, facteur pathogène externe reconnu en médecine chinoise, contracte et fige la circulation, ce qui peut fixer ou aggraver ce type de douleur en hiver.

Quelle émotion est associée au Rein en médecine chinoise ?

La peur et l’angoisse sont associées à l’élément Eau et au Rein en médecine chinoise. Un vide de Rein peut, selon cette théorie, favoriser ce type de ressenti ; un accompagnement corporel doux peut aider à retrouver un sentiment de sécurité intérieure.


Les cinq éléments en médecine chinoise : vue d’ensemble

Accompagner en ostéopathie avec un regard tel que peut l’avoir le praticien en énergétique chinoise (médecine traditionnelle chinoise) le fonctionnement du Poumon durant l’automne, dans une approche complémentaire respectueuse de l’équilibre physique et psychique.

L’homme est le produit du ciel et de la terre : Yang/Yin. La médecine traditionnelle chinoise, par la loi des cinq éléments — Bois, Feu, Terre, Métal, Eau — invite à rechercher l’harmonie entre ces éléments pour se maintenir en bonne santé. À chaque saison correspond un organe placé au centre de l’attention, sans jamais négliger l’équilibre général de la personne. C’est dans ce cadre que l’ostéopathie intégrative, enrichie des principes de la médecine traditionnelle chinoise, trouve tout son intérêt en complément d’autres thérapeutiques.

Le mouvement de l’automne : condensation et intériorisation

L’automne correspond à l’élément Métal. Après le rayonnement de l’été, l’énergie se resserre, se condense, revient vers l’intérieur. C’est la saison de la moisson et du recentrage.

  • Capacité de : faire le tri, lâcher ce qui n’est plus utile, se recentrer sur l’essentiel.
  • Mais aussi : rigueur, discernement, capacité à clore un cycle avant d’en commencer un autre.

Le couple de l’automne : Poumon / Gros intestin

Le Poumon gouverne le Qi et fait descendre les liquides ; le Gros intestin élimine ce qui doit être évacué. Pour mémoire, voici les correspondances entre les cinq éléments et les couples d’organes :

  • Bois : Foie / Vésicule biliaire
  • Feu : Cœur / Intestin grêle
  • Terre : Rate / Pancréas
  • Métal : Poumon / Gros intestin
  • Eau : Rein / Vessie

Dans le cycle d’engendrement, le Poumon est nourri par la Rate (la Terre engendre le Métal) et nourrit à son tour le Rein (le Métal engendre l’Eau) : le Qi du Poumon descend et rencontre le Qi du Rein, et le Poumon envoie également des liquides au Rein. Dans le cycle de domination, le Poumon exerce un contrôle sur le Foie en faisant descendre le Qi, alors que le Foie tend à le faire monter ; un affaiblissement du Poumon peut ainsi laisser le Qi du Foie s’élever de façon excessive.

Vos séances d’ostéopathie à Bordeaux-Bègles peuvent, elles aussi, tenir compte du rythme des saisons. En automne, elles accompagnent un organisme qui se prépare à ralentir et à se recentrer avant l’hiver.

L’accompagnement de votre ostéopathe pendant l’automne

Votre ostéopathe, également thérapeute en énergétique chinoise et spécialiste du qigong santé, vous propose un accompagnement adapté à l’automne, par quelques mobilisations et conseils simples, sans se substituer aux autres acteurs de la santé.

Adaptation : le changement de saison et la baisse progressive des températures sollicitent les capacités d’adaptation de l’organisme. Une séance d’ostéopathie peut accompagner cette transition, en particulier au niveau de la cage thoracique.

Unité corps-esprit : le Poumon abrite le Po, l’aspect corporel de l’esprit en médecine chinoise, associé à la coordination des mouvements, à l’équilibre et aux sensations physiques. Un Poumon en bonne santé favorise un ancrage corporel stable, en cohérence avec l’énergie de recentrage propre à l’automne.

Tristesse et chagrin : ces émotions sont associées au Métal et au Poumon en médecine traditionnelle chinoise. Vécues avec mesure, elles participent au travail de deuil et de lâcher-prise propre à la saison ; en excès, la théorie chinoise considère qu’elles peuvent épuiser le Qi du Poumon. Le travail respiratoire et certaines mobilisations thoraciques douces peuvent accompagner ce mouvement intérieur.

Oxygénation : la respiration est la fonction cardinale du Poumon. Des techniques d’ostéopathie viscérale et des exercices respiratoires simples peuvent aider à libérer la cage thoracique et à retrouver une respiration plus ample à l’entrée de l’automne.

Contact pouce-index reliant les points d'acupuncture Poumon 11 et Gros Intestin 1, pratiqué en marche active – Michel Brunet, ostéopathe à Bègles
Maintien du contact pouce-index durant la marche active, pour relier les points Poumon 11 (Shaoshang) et Gros Intestin 1 (Shangyang), en résonance avec l’élément Métal.

Une pratique simple, accessible à tous, consiste à maintenir le pouce et l’index en contact continu pendant la marche active : ce geste relie deux points d’acupuncture situés à l’extrémité des doigts, Poumon 11 et Gros Intestin 1, en résonance directe avec le couple Poumon/Gros Intestin de l’élément Métal.

Muqueuses et peau : le Poumon est associé à la peau en médecine chinoise ; un affaiblissement peut se traduire par une sensibilité accrue, une peau sèche ou une transpiration spontanée. L’automne, saison sèche, peut accentuer ce type de manifestations.

Nez et gorge : les affections ORL sont fréquentes à l’automne (nez sec, éternuements, gorge irritée). Votre ostéopathe à Bègles peut proposer un accompagnement par des mobilisations crâniennes et thoraciques, en complément d’un avis médical si les symptômes persistent.

Elimination : le Gros intestin, couplé au Poumon, participe à l’élimination. L’automne est une bonne période pour soutenir le transit et alléger l’organisme, en particulier après les excès de l’été.

Sources théoriques : Giovanni Maciocia, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Éditions Satas — et recherches personnelles de Michel Brunet.

Michel Brunet, ostéopathe à Bègles depuis 2005, à proximité de Bordeaux, Talence et Villenave-d’Ornon (moins de 5 km). Ostéopathe exclusif RPPS : 10010580404009 et thérapeute en énergétique. Tél. 06 08 36 65 58. Rendez-vous en ligne.

Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. RPPS : 10010580404009. Tél. 06 08 36 65 58.

Quel est le lien entre le Poumon et l’automne en médecine chinoise ?

En médecine traditionnelle chinoise, l’automne correspond à l’élément Métal et à l’organe Poumon, couplé au Gros intestin. C’est la saison de la condensation et du recentrage, où l’énergie revient vers l’intérieur après le rayonnement de l’été.

Quelles émotions sont associées au Poumon ?

La tristesse et le chagrin sont associés au Métal et au Poumon en médecine chinoise. Vécues avec mesure, ces émotions accompagnent le travail de deuil et de lâcher-prise propre à l’automne ; en excès, elles peuvent épuiser le Qi du Poumon selon cette théorie.

L’ostéopathie peut-elle aider les troubles ORL fréquents à l’automne ?

Un ostéopathe formé aux traditions énergétiques chinoises peut proposer des mobilisations crâniennes et thoraciques pour accompagner les désagréments ORL de l’automne (nez sec, gorge irritée), en complément d’un avis médical si les symptômes persistent.


Ostéopathie et équilibre du Cœur en Été | Bègles

Accompagner en ostéopathie avec un regard tel que peut l’avoir le praticien en énergétique chinoise (médecine traditionnelle chinoise) le fonctionnement du Cœur durant l’été, dans une approche complémentaire respectueuse de l’équilibre physique et psychique.

L’homme est le produit du ciel et de la terre : Yang/Yin. La médecine traditionnelle chinoise, par la loi des cinq éléments — Bois, Feu, Terre, Métal, Eau — invite à rechercher l’harmonie entre ces éléments pour se maintenir en bonne santé. Cet équilibre reste fragile et peut être rompu à différentes périodes de l’année. À chaque saison correspond un organe que la théorie des cinq éléments place au centre de l’attention, sans jamais négliger l’équilibre général de la personne. C’est dans ce cadre que l’ostéopathie énergétique trouve tout son intérêt : elle fait le lien avec les principes fondamentaux de la médecine traditionnelle chinoise, avec une vision plus globale de la personne.

Le mouvement de l’été : expansion et rayonnement

L’été correspond à l’élément Feu. Après la poussée ascendante du printemps, l’énergie de l’été se déploie vers l’extérieur, dans toutes les directions. C’est la saison de la croissance et de l’épanouissement.

  • Capacité de : rayonner, entrer en relation, exprimer sa joie de vivre.
  • Mais aussi : chaleur du cœur, enthousiasme, capacité à se relier aux autres.

Le couple de l’été : Cœur / Intestin grêle

Le Cœur gouverne le sang et abrite l’esprit (Shen). L’Intestin grêle participe à la séparation du pur et de l’impur dans la digestion. Pour mémoire, voici les correspondances entre les cinq éléments et les couples d’organes :

  • Bois : Foie / Vésicule biliaire
  • Feu : Cœur / Intestin grêle
  • Terre : Rate / Pancréas
  • Métal : Poumon / Gros intestin
  • Eau : Rein / Vessie

Dans le cycle d’engendrement, le Cœur est nourri par le Foie (le Bois engendre le Feu) et nourrit à son tour la Rate (le Feu engendre la Terre). Un Cœur bien portant transmet un Qi qui aide la Rate dans sa fonction de transport et de transformation.

Vos séances d’ostéopathie à Bordeaux-Bègles peuvent, elles aussi, tenir compte du rythme des saisons. En été, elles accompagnent un organisme en pleine activité, où la circulation et la vitalité sont sollicitées plus qu’à l’accoutumée.

L’accompagnement de votre ostéopathe pendant l’été

Votre ostéopathe, également thérapeute en énergétique, vous propose un accompagnement adapté à l’été, par quelques mobilisations et conseils simples, sans se substituer aux autres acteurs de la santé.

Circulation : l’été sollicite particulièrement le système circulatoire. Le Cœur gouverne le sang ; une bonne circulation accompagne la vitalité de la saison. Quelques séances d’ostéopathie viscérale peuvent soutenir cette fonction, en complément d’un suivi médical si nécessaire. Il est entendu que l’ostéopathie viscérale ne se limite pas à la sphère abdominale : elle prend en compte l’ensemble des chaînes anatomiques, des cervicales et du crâne jusqu’au bassin et à la sphère digestive basse, tant les tensions et les connexions fasciales relient ces différentes régions entre elles — considérer le corps dans son ensemble permet une lecture globale et cohérente de son fonctionnement. Cette vision rejoint la notion des Trois Foyers (San Jiao) en médecine traditionnelle chinoise, qui divise le tronc en trois étages reliés entre eux : le foyer supérieur (thorax, cœur et poumons), le foyer moyen (rate et estomac) et le foyer inférieur (rein, vessie et intestins) — trois espaces distincts mais fonctionnellement interdépendants, à l’image du travail global mené en ostéopathie viscérale.

Harmonie du sommeil : les nuits sont courtes en été et le Cœur, qui abrite l’esprit, y est sensible. Un excès d’agitation nocturne ou de difficultés d’endormissement peut être associé, en médecine chinoise, à une chaleur du Cœur. Votre ostéopathe peut proposer des mobilisations crâniennes douces pour accompagner un sommeil plus apaisé.

Alimentation : comme toujours, la recherche d’un équilibre ne peut s’inscrire que dans une globalité, et l’alimentation en fait naturellement partie. Sans entrer dans des conseils nutritionnels précis, qui dépasseraient le champ de l’ostéopathie, on peut simplement noter que consommer trop souvent des aliments ou boissons très froids n’est pas recommandé en cette saison.

Légèreté psychique : la joie est l’émotion associée au Feu et au Cœur en médecine traditionnelle chinoise. Vécue avec mesure, elle nourrit l’enthousiasme et l’élan relationnel ; en excès, la théorie chinoise la considère comme pouvant disperser l’esprit. Un accompagnement corporel peut aider à retrouver un état de calme intérieur lorsque l’agitation prend le dessus.

Expression : l’été est propice à l’expression de soi, aux échanges, à la vie sociale. Le couple Cœur/Intestin grêle est associé à cette capacité à se relier aux autres avec clarté.

Usure de la chaleur : les fortes chaleurs peuvent fatiguer l’organisme, provoquer une sensation de lourdeur ou des tensions liées à la déshydratation. Votre ostéopathe à Bègles peut accompagner ces désagréments par des techniques adaptées, en complément d’une bonne hydratation.

Rythme : l’été demande de respecter un rythme de vie plus actif le matin et le soir, et plus calme aux heures chaudes. Une prise en charge ostéopathique régulière peut aider à accompagner ce rythme saisonnier et à préserver l’équilibre entre activité et repos.

Sources théoriques : Giovanni Maciocia, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Éditions Satas — et recherches personnelles de Michel Brunet.

Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bordeaux-Bègles, Talence, Villenave-d’Ornon. Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. Tél. 06 08 36 65 58.

Quel est le lien entre le Cœur et l’été en médecine chinoise ?

En médecine traditionnelle chinoise, l’été correspond à l’élément Feu et à l’organe Cœur, couplé à l’Intestin grêle. C’est la saison où l’énergie rayonne le plus vers l’extérieur, favorisant la vitalité, la circulation et l’expression de soi.

Que sont les Trois Foyers (San Jiao) ?

Les Trois Foyers divisent le tronc en trois étages fonctionnellement liés : le foyer supérieur (thorax, cœur, poumons), le foyer moyen (rate, estomac) et le foyer inférieur (rein, vessie, intestins). Cette vision globale rejoint l’approche de l’ostéopathie viscérale, qui prend en compte l’ensemble des chaînes anatomiques du corps.

L’ostéopathie peut-elle accompagner les troubles du sommeil en été ?

Un ostéopathe formé aux traditions énergétiques chinoises peut proposer des mobilisations crâniennes douces pour accompagner un sommeil plus apaisé, en particulier lorsque l’agitation nocturne est associée, en médecine chinoise, à une chaleur du Cœur.


Respiration abdominale : un exercice simple contre le stress

Oppression, boule au ventre, manque d’entrain, sensation d’en avoir plein le dos »… Ces signaux de stress sont fréquents, et le corps réagit souvent avant que l’on en ait pleinement conscience. La respiration est l’un des premiers réflexes à se dérégler : elle devient courte, haute, portée uniquement par la cage thoracique.

Réapprendre à respirer avec le ventre est un exercice simple, accessible à tous, qui aide à relâcher les tensions accumulées et à retrouver un meilleur équilibre entre le corps et le mental.

Pourquoi le stress modifie la respiration

Le diaphragme est le principal muscle de la respiration. Chez une personne détendue, il descend à l’inspiration et remonte à l’expiration, entraînant un mouvement naturel du ventre. Sous l’effet du stress ou de l’anxiété, ce mouvement s’inverse ou se bloque : la respiration remonte vers le haut du thorax, les épaules se lèvent, et le ventre reste figé — parfois même il rentre à l’inspiration au lieu de se gonfler.

Cette respiration haute entretient un état de tension et limite la mobilité du diaphragme, ce qui peut à son tour peser sur les organes abdominaux voisins (foie, estomac) et sur le bas du dos.

L’exercice de respiration abdominale, en 3 étapes

1. Préparation

  • Isolez-vous quelques minutes, téléphone en mode avion.
  • Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement.
  • Posez une main sur le bas du ventre, l’autre sur la poitrine.

2. Prendre conscience de sa respiration

Avant de chercher à corriger quoi que ce soit, observez simplement comment vous respirez à cet instant. Quelle main bouge le plus ? Le ventre se gonfle-t-il à l’inspiration, ou au contraire rentre-t-il ? Cette prise de conscience, à elle seule, amorce déjà une détente.

3. Inverser le mouvement

Le principe est simple : l’expiration est active, l’inspiration est passive.

  • À l’expiration : rentrez activement le ventre, comme pour le plaquer vers la colonne.
  • À l’inspiration : relâchez simplement le ventre, il se gonfle de lui-même.

Pratiquez quelques minutes, sans chercher la performance. Si l’attention s’échappe, revenez simplement au mouvement du ventre, sans lutter contre les pensées qui passent. Quelques minutes par jour, répétées régulièrement, suffisent à en ressentir les effets.

Le rôle de l’ostéopathie

Cet exercice peut être limité par des tensions déjà installées : diaphragme peu mobile, tensions viscérales, raideurs dans le haut du dos ou la cage thoracique. Une séance d’ostéopathie viscérale peut aider à redonner de la souplesse à ces zones, ce qui facilite ensuite la pratique de la respiration abdominale au quotidien.

Cette approche ne remplace pas un suivi médical ou psychologique si le stress ou l’anxiété deviennent envahissants ; elle vient en complément.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pratiquer cet exercice ?

Il n’y a pas de durée imposée : quelques minutes suffisent, l’important est la régularité plutôt que la longueur de la séance.

La respiration abdominale peut-elle remplacer un traitement du stress ?

Non. C’est un outil simple d’auto-régulation au quotidien, qui ne se substitue pas à un suivi médical ou psychologique si besoin.

L’ostéopathie peut-elle aider si l’exercice reste difficile à réaliser ?

Oui, en travaillant sur la mobilité du diaphragme et des tensions abdominales ou thoraciques qui peuvent freiner une respiration ample.

Prendre rendez-vous

Vous ressentez des tensions liées au stress et souhaitez un accompagnement complémentaire ? Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bègles (Bordeaux Sud, Talence, Villenave-d’Ornon), vous reçoit sur rendez-vous. Découvrez ma philosophie : l’accord juste, ou prenez rendez-vous directement en ligne.


L’équilibre de la Rate, l’élément Terre au centre des saisons

La Rate, associée à l’élément Terre en médecine traditionnelle chinoise, occupe une place à part : plutôt que de gouverner une saison, elle en assure la transition, dix-huit jours à la fin de chacune d’elles. Accompagner son équilibre en ostéopathie et en énergétique, c’est soutenir le centre du corps à ces moments charnières.

L’homme est le produit du ciel et de la terre : Yang/Yin. La médecine traditionnelle chinoise, par la loi des cinq éléments — Bois, Feu, Terre, Métal, Eau — invite à rechercher l’harmonie entre ces éléments pour se maintenir en bonne santé. Contrairement au Foie, au Cœur, au Poumon et au Rein, associés chacun à une saison (voir notre article sur l’équilibre du Foie au Printemps), la Terre occupe une place particulière : elle en est le pivot, le point de référence autour duquel tournent les quatre autres éléments.

Le mouvement de la Terre : le centre et la transformation

Dans le cycle des saisons, la Terre correspond aux dix-huit derniers jours de chaque saison, ces périodes de transition où les énergies célestes retournent à la terre pour s’y reconstituer. Zhang Jie Bing l’exprimait déjà en 1624 dans le Classique des difficultés : la Rate appartient à la Terre, qui correspond au centre et dont l’influence se fait sentir dix-huit jours à la fin de chaque saison, sans correspondre à une saison particulière.

  • Capacité de : nourrir, transformer, faire le lien entre les éléments.
  • Mais aussi : stabilité, neutralité, capacité à digérer autant les aliments que les expériences.

Le couple de la Terre : Rate / Pancréas

La Rate transforme et transporte les substances nutritives ; associée au pancréas dans la vision énergétique chinoise, elle fournit le Qi des aliments qui, mêlé à l’air reçu par le Poumon, forme le Qi de la poitrine. Pour mémoire, voici les correspondances entre les cinq éléments et les couples d’organes :

  • Bois : Foie / Vésicule biliaire
  • Feu : Cœur / Intestin grêle
  • Terre : Rate / Pancréas
  • Métal : Poumon / Gros intestin
  • Eau : Rein / Vessie

Dans le cycle d’engendrement, la Rate est nourrie par le Cœur (le Feu engendre la Terre) et nourrit à son tour le Poumon (la Terre engendre le Métal). Dans le cycle de domination, la Rate exerce un contrôle sur le Rein, les deux organes participant à la transformation des liquides organiques ; à l’inverse, un déséquilibre de la Rate envahie par l’humidité peut venir perturber la fonction du Rein. La Rate joue ainsi un rôle de soutien pour l’ensemble des viscères : en la tonifiant, on tonifie indirectement tout l’organisme.

Vos séances d’ostéopathie à Bordeaux-Bègles peuvent, elles aussi, tenir compte de ces périodes de transition entre les saisons, moments où l’organisme a particulièrement besoin de stabilité.

L’accompagnement de votre ostéopathe pendant ces périodes charnières

Votre ostéopathe, également thérapeute en énergétique, vous propose un accompagnement adapté à ces périodes charnières, par quelques mobilisations et conseils simples, sans se substituer aux autres acteurs de la santé.

Transformation : la Rate transforme les aliments en substances utilisables par l’organisme. Un accompagnement en ostéopathie viscérale peut soutenir cette fonction digestive, en complément d’une alimentation adaptée.

Equilibre du centre : les pratiques énergétiques et d’arts martiaux insistent sur le travail du centre, nommé aussi Hara, Dan Tian ou Champ de cinabre selon les cultures, en particulier au niveau du bassin et du point situé quelques centimètres sous le nombril. Retrouver son centre de gravité, au sens propre comme au sens figuré, participe à l’équilibre général du corps. C’est la raison pour laquelle, en ostéopathie, au sein de notre cabinet, nous mettons un point d’honneur à travailler sur les points de tension et les dysymétries, des pieds jusqu’au bassin.

Réflexion : l’excès de réflexion ou de concentration mentale est associé à la Terre et à la Rate en médecine chinoise ; un effort intellectuel prolongé peut, selon cette théorie, épuiser la Rate. Une prise en charge corporelle peut aider à relâcher les tensions accumulées par une activité mentale intense.

Régénération : les dix-huit derniers jours de chaque saison sont, en médecine chinoise, un moment de régénération où l’organisme se reconstitue avant d’aborder la saison suivante. Une séance d’ostéopathie à cette période peut accompagner cette transition en douceur.

Enracinement : la Terre porte l’image de la stabilité et de la neutralité. Un accompagnement ostéopathique régulier, notamment au niveau du bassin et de la sphère digestive, peut aider à retrouver ou à conserver ce sentiment d’ancrage tout au long de l’année.

Questions fréquentes sur la Rate et l’élément Terre

Qu’est-ce que l’élément Terre en médecine chinoise ?

L’élément Terre est le pivot des cinq éléments (Bois, Feu, Terre, Métal, Eau) de la médecine traditionnelle chinoise. Plutôt que d’être associé à une saison entière, il correspond aux dix-huit derniers jours de chaque saison, période durant laquelle l’organisme se stabilise avant la transition suivante.

Quel organe est associé à l’élément Terre ?

La Rate, couplée au Pancréas dans la vision énergétique chinoise, est l’organe associé à l’élément Terre. Elle est responsable de la transformation et du transport des substances nutritives dans l’organisme.

Quel est le lien entre la Rate et le centre du corps (Hara, Dan Tian) ?

En médecine chinoise comme dans les pratiques énergétiques et les arts martiaux, le centre du corps (Hara, Dan Tian ou Champ de cinabre) se situe au niveau du bassin, quelques centimètres sous le nombril. Ce centre est en résonance avec l’élément Terre et la fonction de stabilité de la Rate. En ostéopathie, le travail des tensions et des dysymétries des pieds jusqu’au bassin participe à retrouver cet ancrage.

Un ostéopathe peut-il accompagner un déséquilibre de la Rate ?

Un ostéopathe formé aux traditions énergétiques chinoises peut proposer un accompagnement corporel (mobilisations viscérales, travail du bassin et du centre) en complément d’un suivi médical, en particulier lors des périodes de transition entre les saisons.

Sources théoriques : Giovanni Maciocia, Les principes fondamentaux de la médecine chinoise, Éditions Satas — et recherches personnelles de Michel Brunet.

Michel Brunet, ostéopathe D.O. à Bordeaux-Bègles, Talence, Villenave-d’Ornon.
Ostéopathe exclusif et thérapeute en énergétique. Tél. 06 08 36 65 58 — Prendre rendez-vous.


Douleur lombaire : comprendre les causes, soulager la douleur et prévenir les récidives

Homme courant en forêt, symbole de la reprise d'activité physique pour prévenir les douleurs lombaires
Continuer à bouger reste l’un des meilleurs réflexes pour prévenir les douleurs lombaires et éviter les récidives.
PRUDENCE : pas d’autodiagnostic !

La douleur lombaire peut avoir des origines très différentes et certains symptômes nécessitent une évaluation médicale et un traitement médical, quelquefois en urgence. Cet article explique que l’ostéopathie peut s’inscrire dans une prise en charge globale, après avoir identifié les situations nécessitant d’abord un avis ou un traitement médical.

En bref

La lombalgie, aussi appelée lumbago ou simplement mal de dos, est une douleur du bas du dos, le plus souvent bénigne et passagère (moins de 6 semaines dans la majorité des cas). Ses causes sont multiples : faux mouvement, sédentarité, stress, ou déséquilibre remontant depuis les pieds, les genoux ou le bassin. Le bon réflexe est de continuer à bouger, d’éviter le repos strict au lit et d’appliquer de la chaleur en cas de spasme musculaire. Une consultation médicale s’impose en cas de fièvre, de troubles neurologiques, de troubles urinaires ou intestinaux, ou d’impossibilité à marcher sur les talons ou sur la pointe des pieds (signe d’urgence à ne pas ignorer). L’ostéopathie peut accompagner les lombalgies communes, en complément d’un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.

Introduction

Une douleur lombaire peut apparaître brutalement, après un mouvement, un effort ou une période prolongée en position assise. Dans d’autres cas, elle s’installe progressivement, ou revient régulièrement sans cause évidente. On parle aussi très souvent de « lumbago », de « tour de reins » ou simplement de « mal de dos » : ces expressions courantes désignent généralement la même chose qu’une lombalgie aiguë. La plupart des lombalgies sont dites « communes » : elles ne traduisent pas une lésion grave et évoluent favorablement. Mais certaines situations méritent une consultation médicale avant toute autre démarche.

On distingue généralement trois temporalités, car un mal de dos ne se traite pas de la même façon selon sa durée :

  • aiguë : moins de 6 semaines
  • subaiguë : de 6 à 12 semaines
  • chronique : au-delà de 12 semaines

Où se situe la douleur ? Est-ce fréquent ? Est-ce forcément grave ? Que peut-on faire ? C’est ce que cet article se propose d’éclairer.

Quelles sont les causes d’une douleur lombaire ?

Un faux mouvement ou un effort inhabituel

Un geste réalisé trop vite, un port de charge mal préparé, une torsion imprévue : le bas du dos est souvent la première zone à réagir quand le corps est sollicité au-delà de ce qu’il a l’habitude d’encaisser. La douleur qui en résulte est le plus souvent d’origine musculaire ou articulaire, sans gravité, même si elle peut être vive sur le moment.

La sédentarité et le manque d’activité physique

Un corps peu mobilisé perd en souplesse et en tonicité musculaire, ce qui le rend plus vulnérable au moindre effort inhabituel. Paradoxalement, l’inactivité est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de fragilisation du bas du dos, bien plus que l’activité elle-même.

Les postures prolongées

Rester longtemps assis, debout ou penché dans la même position maintient certaines structures sous tension constante. Ce n’est pas la posture en elle-même qui pose problème, mais son maintien prolongé sans variation.

Les contraintes professionnelles

Certains métiers exposent davantage à la lombalgie : ports de charges répétés, vibrations, postures contraignantes ou rythme de travail soutenu. Ces facteurs s’ajoutent souvent aux précédents plutôt que d’agir seuls.

Le stress et certaines dysfonctions viscérales

Le corps ne fonctionne pas en compartiments séparés. Une tension abdominale, une digestion perturbée ou un stress prolongé peuvent se répercuter sur les tissus environnants et contribuer à un inconfort lombaire, sans qu’il y ait de lésion structurelle.

Le stress et les facteurs psychosociaux

Au-delà de son effet direct sur les tensions musculaires, le stress influence la façon dont la douleur est perçue et vécue dans la durée. Une charge émotionnelle ou une période de vie difficile peut ainsi entretenir une douleur lombaire, ou freiner sa disparition.

Les causes médicales spécifiques

Dans une minorité de cas, la douleur lombaire est le symptôme d’une atteinte précise qui nécessite un avis médical : hernie discale, fracture, maladie inflammatoire, infection, ou autre pathologie. C’est pourquoi un temps d’évaluation, même bref, reste utile avant d’engager toute prise en charge.

Une problématique parfois ascendante : du pied jusqu’au bas du dos

Le bas du dos n’est pas toujours le point de départ du problème : il peut aussi en être la victime. Le corps fonctionne comme une chaîne d’articulations reliées entre elles, du pied jusqu’à la colonne vertébrale. Un déséquilibre à la base peut ainsi remonter progressivement.

Un appui plantaire défaillant, par exemple un pied qui s’affaisse vers l’intérieur (surpronation), crée une torsion qui a tendance à remonter le long de la jambe : elle peut solliciter la cheville, puis le genou, la hanche, le bassin, et finalement le bas du dos. Le corps commence par compenser, puis se fatigue, et finit par exprimer une douleur loin de l’endroit où le déséquilibre a réellement commencé.

Ce phénomène s’explique aussi par la force de réaction du sol : chaque fois que le pied pousse sur le sol, celui-ci renvoie une force égale et opposée, que le corps doit absorber et répartir efficacement à travers la cheville, le genou, la hanche puis le bassin. Lorsque cette répartition se fait mal, une partie de la contrainte peut venir se reporter sur le bas du dos.

Le genou illustre bien ce principe : ce n’est jamais une articulation isolée, mais un relais de transmission, influencé à la fois par le pied et la cheville en dessous, et par la hanche et le bassin au-dessus. Une tension née d’un appui plantaire imparfait peut ainsi se répercuter sur le genou, puis sur le bassin, jusqu’à provoquer une douleur lombaire.

À l’inverse, une hanche qui manque de mobilité ou un bassin présentant certaines problématiques bien connues et traitées en ostéopathie (articulations sacro-iliaques, sacrum, coccyx) ainsi que des muscles comme le psoas iliaque, le piriforme ou le carré des lombes, peuvent tout autant entretenir une lombalgie chronique, sans que la colonne lombaire elle-même (en l’absence de pathologie) ne soit à l’origine du trouble.

C’est pour cette raison qu’un ostéopathe consulté pour une douleur lombaire élargit systématiquement son bilan : appui au sol, mobilité de la cheville, bilan du genou (y compris le test de la fibula, qui peut mal se comporter), souplesse de la hanche et de ses rotations interne/externe, et équilibre du bassin font partie de l’examen, même quand la plainte se limite au bas du dos.

Le corps « de travers » : comprendre la posture antalgique

Certaines personnes se retrouvent, lors d’un épisode aigu, avec l’impression d’être « de travers » : le bassin part d’un côté, la colonne semble partir du côté opposé. L’image peut faire peur, mais ceux qui l’ont vécu savent exactement de quoi il s’agit. Il s’agit en réalité d’une « décharge » : une posture antalgique que le corps adopte spontanément, sans qu’on la choisisse consciemment, pour soulager une structure douloureuse en répartissant autrement le poids et les tensions. C’est une preuve, en soi, de l’intelligence d’adaptation du corps face à une douleur importante, et non un signe de gravité en tant que tel.

Douleur lombaire : quand faut-il consulter ?

Une consultation médicale est nécessaire en présence de signes inhabituels ou inquiétants, par exemple :

  • douleur apparue après un traumatisme important
  • fièvre ou altération importante de l’état général
  • douleur inhabituelle et persistante
  • faiblesse importante d’un membre
  • troubles neurologiques
  • troubles urinaires ou intestinaux associés
  • douleur qui s’aggrave rapidement

Des fourmillements, un engourdissement ou une faiblesse dans la jambe sont également des signes qui appellent une évaluation par un professionnel avant toute autre chose : l’ostéopathe sait faire ce tri entre ce qui relève de son champ de compétence et ce qui ne l’est pas.

⚠️ Un signe d’urgence à connaître : le syndrome de la queue de cheval

Certains signes doivent alerter immédiatement, car ils peuvent traduire une compression de la « queue de cheval » (les racines nerveuses situées en bas de la colonne vertébrale, après la fin de la moelle épinière) : une urgence chirurgicale.

Il faut consulter en urgence si :

  • vous ne parvenez plus à marcher sur les talons, ni sur la pointe des pieds en relevant les talons (il ne s’agit pas ici d’un simple trouble de l’équilibre, mais d’une réelle difficulté à réaliser le mouvement) ;
  • vous ressentez une difficulté nouvelle et soudaine à retenir les urines ou les selles.

Ce syndrome reste rare : sa fréquence est estimée à environ un cas par an pour 30 000 à 100 000 personnes, avec une prédominance chez les adultes entre 30 et 49 ans. Mais le facteur temps y est déterminant : une prise en charge chirurgicale réalisée dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes améliore nettement le pronostic, notamment pour la récupération des fonctions urinaires.

Face à ces signes, il ne s’agit pas d’attendre : direction les urgences.

Cela dit, l’inquiétude peut aussi jouer des tours, dans un sens comme dans l’autre. Un patient est venu me voir avec une symptomatologie qui m’a semblé évoquer ce tableau : je n’ai pas pris le risque de le mobiliser et je l’ai orienté immédiatement vers la médecine. L’IRM n’a finalement rien montré de préoccupant : une forte charge de stress professionnel, probablement associée à une accumulation de mauvaises postures et à un manque d’activité physique. Cette expérience rejoint d’ailleurs les données disponibles : parmi les patients présentant des symptômes évocateurs, une minorité seulement reçoit finalement un diagnostic confirmé de syndrome de la queue de cheval. Il ne faut donc pas céder à la peur, mais rester très attentif : certaines pathologies, bien que peu fréquentes, imposent cette vigilance.

Sources : Manuels MSD, ELSAN, Campus de Neurochirurgie.

Que faire en cas de douleur lombaire ?

Faut-il rester allongé ?

Le repos strict et prolongé n’est aujourd’hui plus recommandé : il tend plutôt à retarder la récupération. Une courte pause peut soulager sur le moment, mais l’immobilisation complète n’est pas la solution.

Peut-on continuer à bouger ?

Dans la grande majorité des lombalgies communes, continuer à bouger, dans la mesure du supportable, est bénéfique. L’objectif n’est pas de forcer malgré la douleur, mais de favoriser une reprise progressive des mouvements et des activités adaptées à la situation.

La marche peut-elle être intéressante ?

La marche est souvent une des activités les plus accessibles et les mieux tolérées : elle mobilise le dos en douceur sans le mettre sous tension excessive.

Chaleur, froid et mesures de soulagement

La chaleur est généralement bien tolérée et peut détendre les tensions musculaires ; le froid peut apporter un soulagement ponctuel dans les tout premiers jours pour certains. Ce sont des mesures de confort, à adapter selon ce qui convient à chacun.

L’OMS recommande notamment l’activité physique et la réadaptation dans la prise en charge des lombalgies communes.

Le lumbago : bons réflexes au quotidien

On parle très souvent de « lumbago » pour désigner une lombalgie aiguë qui apparaît brutalement, le plus souvent sous forme de spasme musculaire, avec le muscle carré des lombes fréquemment en cause. Les bons réflexes généraux vus plus haut — continuer à bouger, éviter le repos strict, appliquer de la chaleur — s’appliquent particulièrement bien à ce type d’épisode. Deux ou trois réflexes complémentaires peuvent aider spécifiquement :

  • Bien s’hydrater, comme pour tout épisode musculaire douloureux.
  • Des mouvements simples et doux, réalisés progressivement, aident à relâcher la zone (voir la vidéo ci-dessous).
  • L’auto-massage, par exemple à l’aide d’un rouleau de massage (foam roller), peut également soulager les tensions musculaires environnantes.

Le fascia thoraco-lombaire, cette large membrane fibreuse qui enveloppe les muscles du bas du dos, est également très souvent impliqué dans un épisode de lumbago. Lorsqu’il est rétracté ou sous tension, il entretient la sensation de raideur : le détendre et le décomprimer fait partie du travail que peut proposer l’ostéopathe.

Quand la douleur empêche de sortir du lit

Si le lumbago est si intense qu’il devient impossible de se lever, il est temps de consulter : votre médecin traitant, ou à défaut un service comme SOS Médecins pour une visite à domicile. Des applications de téléconsultation comme Qare peuvent aussi permettre d’obtenir un avis rapidement. Un traitement médicamenteux peut, dans certains cas, être utile pour passer ce cap, mais sa prescription relève du médecin : l’ostéopathe ne peut pas prescrire de médicament.

Le rôle de chacun dans la récupération

L’ostéopathe n’est pas un rééducateur : son rôle est de lever les tensions et restrictions de mobilité, pas de faire travailler la musculature dans la durée. Pour cela, le relais est généralement pris par un kinésithérapeute, qui pourra proposer un travail de gainage et de renforcement adapté.

Une fois l’épisode passé, la reprise d’une activité physique régulière reste la meilleure protection contre la récidive. Si vous n’êtes pas sportif, c’est le moment de ressortir vos baskets !

Quelle place pour l’ostéopathie en cas de douleur lombaire ?

Dans quelles situations consulter un ostéopathe ?

Une fois écartées les situations nécessitant d’abord un avis médical, l’ostéopathie peut accompagner une lombalgie commune, qu’elle soit ponctuelle ou récidivante, en s’intéressant à la mobilité globale du corps et pas uniquement à la zone douloureuse.

L’ostéopathe commence toujours par un bilan complet, destiné à comprendre ce qui se joue dans l’histoire de votre douleur ou de votre blocage : le contexte d’apparition, les antécédents, le mode de vie, mais aussi l’examen clinique du corps dans sa globalité. Il procède également à des tests spécifiques, comme le test de Lasègue, le test de Léri ou le Slump test (test d’affaissement neuro-dynamique), qui permettent d’évaluer la mise en tension des structures nerveuses et musculaires du membre inférieur.

Ces tests et ce temps de bilan sont fondamentaux. Lorsqu’un patient vient pour la première fois et demande d’emblée « je m’assois, je m’allonge ? », la réponse est toujours la même : il faut d’abord faire la lecture de l’histoire de sa problématique, exclure ce qui n’est pas du ressort de l’ostéopathe, puis réfléchir à une hypothèse de traitement crédible. Une position de traitement ne se conseille jamais avant d’avoir compris ce qui se joue réellement.

Et non, une vertèbre ne « se déplace » pas au sens où on l’entend souvent. Au sens médical strict, un réel déplacement vertébral ne survient qu’à la suite d’un traumatisme important — un gros choc, un accident — et relève alors, heureusement rarement, d’une chirurgie en urgence. Ce mot n’a donc rien à voir avec les douleurs du quotidien dont il est question ici.

Mais l’expression « il m’a tout remis en place » s’est ancrée depuis des années dans le langage courant, comme un raccourci inscrit dans l’inconscient collectif. En réalité, le travail porte sur des contractures et sur des déficits de mobilité — un manque de flexion, d’extension, de rotation interne ou externe, par exemple — et consiste à aider le corps à retrouver son fonctionnement : on crée un cadre propice à l’amélioration, on remet le mouvement en marche, on va vers… C’est cette remise en mouvement que l’on pourrait appeler, plus justement, une remise en juste place.

Pour mieux comprendre ma façon d’aborder le corps et les soins, vous pouvez consulter ma page Ma philosophie : l’accord juste, ainsi que l’article Le « crac » articulaire : ce qui se passe réellement lors d’une manipulation.

Que peut apporter une approche globale ?

Le bas du dos est en lien avec de nombreuses structures : bassin, hanches, diaphragme, posture générale. Une approche globale cherche à comprendre pourquoi cette zone est sollicitée au-delà de ce qu’elle peut absorber, plutôt que de ne traiter que le symptôme. Pour aller plus loin sur cette vision globale du corps, vous pouvez consulter notre article sur le schéma corporel en ostéopathie.

Quand l’ostéopathie ne remplace pas un avis médical

En présence des signes d’alerte mentionnés plus haut, ou face à une cause médicale identifiée, l’ostéopathie ne se substitue pas à une prise en charge médicale : elle peut, le cas échéant, s’y ajouter en complément, une fois le contexte clarifié.

Quand reprendre le sport ?

La reprise se fait généralement de façon progressive, en réintroduisant d’abord les mouvements les moins contraignants, puis en augmentant peu à peu l’intensité selon la tolérance de chacun.

Comment prévenir les douleurs lombaires ?

Il n’existe pas de posture parfaite à maintenir toute la journée : il est souvent plus pertinent de parler de variation des positions et des mouvements que de posture idéale.

Bouger régulièrement

Un corps qui bouge régulièrement, même modestement, entretient sa mobilité et sa résistance aux efforts du quotidien.

Éviter les périodes prolongées sans mouvement

Interrompre une position assise ou debout maintenue trop longtemps, même brièvement, aide à relâcher les tensions qui s’accumulent.

Adapter son poste de travail

Hauteur du siège, de l’écran, du plan de travail : de petits ajustements peuvent réduire des contraintes répétées sur le bas du dos.

Apprendre à gérer les efforts physiques

Fléchir les jambes plutôt que le dos, anticiper une charge avant de la soulever, éviter les mouvements brusques en torsion : ces réflexes limitent le risque de faux mouvement.

Renforcer progressivement son corps

Un travail régulier de renforcement et de souplesse, adapté à chacun, rend le dos plus résistant face aux sollicitations du quotidien.

Prévenir les récidives

Après un épisode de douleur lombaire, reprendre progressivement une activité variée reste la meilleure protection contre une nouvelle crise, plus efficace qu’une prudence excessive et prolongée.

La lombalgie est-elle toujours liée à une atteinte de la colonne vertébrale ?

Non. La majorité des douleurs lombaires communes n’ont pas de cause structurelle identifiable et évoluent favorablement.

Faut-il un examen d’imagerie systématique ?

Non, un examen n’est généralement utile qu’en présence de signes d’alerte spécifiques, sur indication médicale.

Combien de temps dure une lombalgie commune ?

Le plus souvent quelques jours à quelques semaines, avec une amélioration progressive à mesure que le mouvement est repris.

L’ostéopathie peut-elle remplacer un traitement médical ?

Non. Elle s’inscrit en complément d’une prise en charge médicale, jamais en remplacement lorsque celle-ci est nécessaire.

À propos de l’auteur

Michel Brunet, Ostéopathe D.O. à Bègles (Bordeaux Sud). Formé à l’ostéopathie de 1997 à 2002 (IFOTEC / FEM), titulaire du titre français d’ostéopathe reconnu par l’État depuis 2007, inscrit au RPPS (Répertoire Partagé des Professionnels de Santé). Formé également à la somatothérapie (sophrologie, PNL, analyse transactionnelle), et pratiquant du Qi Gong santé depuis plus de trente ans, avec une formation de niveau professionnel acquise en France et en Chine, discipline qu’il a également enseignée.


Schéma corporel : le lien corps/conscience en ostéopathie

 

Michel Brunet, ostéopathe à Bègles, dans son cabinet de consultation

Je voulais aborder avec vous une notion qui me tient à cœur : le schéma corporel, que j’évoque assez souvent en patientèle. De mon avis, un soin n’a de sens — si on le souhaite pérenne — que s’il tient ses promesses : corps/conscience.

Qu’est-ce que le schéma corporel ?

Le schéma corporel est la représentation que nous avons de notre propre corps : sa position dans l’espace, ses limites, ses mouvements, ses tensions. C’est une carte interne, constamment mise à jour par le cerveau à partir des informations sensorielles — proprioception, équilibre, toucher, vision.

Cette carte n’est pas figée. Elle évolue avec l’âge, les habitudes posturales, les traumatismes, l’activité physique, et même avec les émotions. C’est elle qui permet de fermer les yeux et de savoir, sans le vérifier du regard, où se trouve sa main.

Étymologie et petite histoire du concept

Le mot schéma vient du grec ancien skhēma, qui désigne la forme, la figure, la manière de se tenir. Accolé à corporel, il désigne donc littéralement « la forme du corps » — mais tel qu’il a été pensé en médecine, c’est bien plus qu’une simple silhouette : c’est une organisation active et sans cesse mise à jour.

Le concept trouve ses racines dans la neurologie de la fin du XIXe siècle. Le neurologue français Pierre Bonnier introduit dès 1893, puis développe en 1905, l’idée d’un « sens des attitudes » : une représentation consciente de la taille, de la forme et de la position du corps. Son dérèglement provoque, selon lui, des troubles qu’il nomme aschématie — le patient perd le sens des limites ou de la posture de son propre corps — ou encore hyper-, hypo- et paraschématie selon qu’une partie du corps est ressentie trop grande, trop petite, ou mal localisée.

Quelques années plus tard, en 1911, les neurologues britanniques Henry Head et Gordon Holmes proposent une distinction restée célèbre : un modèle postural du corps, inconscient, qui organise en permanence l’équilibre et la position des segments corporels sans que nous en ayons conscience, et un schéma superficiel, conscient celui-là, qui permet de localiser une sensation précise sur la surface de la peau. Cette distinction entre un niveau inconscient et un niveau conscient a longtemps structuré les débats sur la question, jusqu’à ce que la notion soit clarifiée, en France notamment par Françoise Dolto, qui la distinguera nettement de l’image du corps — celle-ci relevant davantage du vécu psychique et affectif.

Pourquoi le schéma corporel se dérègle

Certaines douleurs persistent parfois même après la guérison de la lésion initiale. Une explication tient au schéma corporel lui-même : le corps a « appris » une posture de protection — une épaule surélevée, un appui évité, une respiration bloquée — et cette carte interne met du temps à se réajuster, même quand les tissus, eux, ont récupéré leur mobilité.

C’est un phénomène qu’on retrouve dans des contextes très différents : après une immobilisation (plâtre, alitement, chirurgie), à la suite d’un traumatisme même ancien, dans les douleurs chroniques où la « carte de la douleur » finit par se dissocier de l’état réel des tissus, ou encore chez le sportif, lors d’une reprise après blessure, quand le geste reste prudent alors que la structure est guérie.

Prendre conscience : le rôle central de l’attention

La douleur a ceci de particulier qu’elle attire l’attention. C’est même souvent la seule chose qui la retient vraiment. Tant qu’il n’y a pas de douleur, on laisse le corps s’organiser « inconsciemment » : des tensions s’installent, des restrictions de mobilité se mettent en place, des compensations se construisent, sans qu’on en ait la moindre conscience.

C’est précisément ce que j’observe en consultation. Mon travail consiste à tester l’ensemble du corps — pas seulement la zone dont se plaint le patient — pour repérer toutes les restrictions de mobilité, toutes les tensions, y compris celles qui ne se manifestent pas encore par une douleur consciente. Il n’est pas rare qu’un patient découvre, au moment du soin, qu’une tension existait sans qu’il l’ait su lui-même.

Prendre conscience de cela est fondamental. Mais un point mérite d’être précisé avec honnêteté : cela ne vaut vraiment que si le patient accepte, ou demande, un suivi dans la durée — sachant qu’en ostéopathie, on ne garde en général pas longtemps ses patients. Quelques séances suffisent souvent à répondre à la demande initiale. La prise de conscience, elle, demande un peu plus de temps et d’engagement pour porter tous ses fruits.

Être un corps, ou faire corps/conscience ?

Il y a une différence entre être un corps et faire corps/conscience. Être un corps est un fait, une évidence biologique. Faire corps/conscience, c’est autre chose : c’est un mouvement, une dynamique, un aller-vers — vers soi, pour soi, en soi. Ce n’est pas un état qu’on atteint une fois pour toutes, mais une direction dans laquelle on avance, séance après séance, geste après geste.

Le rôle du geste ostéopathique

En consultation, je ne travaille jamais uniquement sur un tissu, une articulation ou un muscle isolé. Comme je l’explique dans ma philosophie de l’ostéopathie, je cherche moins un effet mécanique ponctuel qu’un accord juste entre les différentes structures du corps et leurs capacités d’adaptation. Le schéma corporel est précisément l’endroit où cet accord se joue : un ajustement structurel n’a de valeur durable que s’il s’accompagne d’une réappropriation consciente du mouvement retrouvé.

C’est aussi pour cette raison que le bruit d’une manipulation — le fameux « crac » — n’est jamais l’objectif en soi. J’en parle plus en détail dans cet article sur ce qui se passe réellement lors d’une manipulation : ce qui compte, ce n’est pas le phénomène sonore, mais la façon dont le système nerveux et la perception du patient intègrent l’information sensorielle apportée par le geste — exactement le terrain sur lequel se construit le schéma corporel.

Exemple concret : la détente du diaphragme

Prenons un exemple concret : une tension au diaphragme, cette zone qu’on appelle aussi le plexus solaire. Je détends et je travaille souvent cette région, essentielle pour le corps tout entier — pas seulement pour la gestion des émotions ou du stress, comme on l’entend souvent. Le lien est réel, et concerne aussi bien le système digestif que le dos ou le système lymphatique.

Le diaphragme n’est en effet pas qu’un muscle respiratoire : sa fonction influence l’équilibre entre systèmes sympathique et parasympathique, la stabilité posturale, la digestion, l’équilibre métabolique ainsi que les systèmes cardiovasculaire et lymphatique intra-abdominal. Une respiration diaphragmatique lente stimule notamment le nerf vague, ce qui active la réponse de détente du système parasympathique. Des travaux cliniques ont par exemple montré qu’un entraînement régulier à ce type de respiration, réparti sur plusieurs semaines, pouvait réduire le niveau de cortisol et améliorer l’attention et l’humeur.

Mais ce travail manuel ne suffit pas à lui seul. Il porte pleinement ses fruits seulement si le patient accepte de s’exercer, en dehors du cabinet, à mieux respirer et à se détendre — idéalement plusieurs fois par semaine. C’est dans ce cas que les choses changent réellement et durablement pour ce patient.

C’est tout le contraire du patient qui vient la veille de partir en vacances pour être soulagé rapidement de quelques douleurs, ou de celui qui me demande s’il existe un exercice pour ne plus jamais avoir mal au dos de sa vie. Ce sont des demandes légitimes, mais elles relèvent d’une autre logique : celle du soulagement ponctuel, non celle de la transformation durable du schéma corporel.

Corps et conscience : une même promesse

C’est pour cette raison que je parle de « promesse corps/conscience ». Un soin ostéopathique efficace agit à deux niveaux :

  • le corps : restaurer la mobilité, lever les tensions, redonner de l’espace aux tissus ;
  • la conscience : permettre à la personne de ressentir à nouveau ce corps différemment, de réintégrer ce nouvel espace de liberté dans ses gestes quotidiens.

Sans ce second temps, le premier reste fragile.

Une intuition ancienne : le corps comme première enveloppe

Cette idée que le corps physique n’est qu’une des couches à travers lesquelles nous nous percevons n’est pas nouvelle. La Taittirîya Upanishad, un texte védantique ancien, décrit l’être humain comme composé de plusieurs enveloppes emboîtées (les kosha), dont la première — l’annamaya kosha, littéralement « faite de nourriture » — correspond au corps physique. Les enveloppes suivantes concernent le souffle, le mental, puis des niveaux plus subtils de conscience.

Je n’en fais pas une référence thérapeutique, mais cette intuition rejoint, à des siècles de distance, ce que l’ostéopathie observe cliniquement : le corps physique n’est pas une fin en soi, il est le premier support à partir duquel se construit toute expérience — y compris consciente — de soi-même.

En pratique

Si vous êtes venu·e me consulter pour une douleur récurrente, une gêne posturale ou une sensation de « corps qui ne répond plus comme avant », il y a de fortes chances que le schéma corporel fasse partie de l’équation. Le travail manuel donne l’impulsion ; c’est votre attention et votre pratique quotidienne qui inscrivent le changement dans la durée.

Questions fréquentes

D’où vient le mot « schéma corporel » ? Il vient du grec skhēma (forme, attitude). Le concept médical a été introduit par Pierre Bonnier en 1893-1905, puis précisé en 1911 par les neurologues Henry Head et Gordon Holmes sous le nom de « modèle postural du corps ».

Le schéma corporel, est-ce la même chose que l’image du corps ? Non. Le schéma corporel est une représentation essentiellement sensorielle et souvent inconsciente (position, mouvement, équilibre), tandis que l’image du corps relève davantage du vécu psychologique et émotionnel de son propre corps.

Peut-on « réparer » un schéma corporel perturbé ? On ne le répare pas comme une pièce mécanique : on l’aide à se réactualiser, en combinant un travail manuel qui redonne de l’information sensorielle fiable, et une attention consciente qui permet au cerveau d’intégrer ce changement dans la durée.


C’est cette alliance entre le geste thérapeutique et la conscience du patient qui, à mes yeux, fait toute la différence entre un soulagement ponctuel et un mieux-être qui dure.

Michel Brunet Ostéopathe D.O., Bègles (Bordeaux Sud)


À propos de l’auteur

Michel Brunet pratiquant le Qi Gong santé en extérieur

Michel Brunet est ostéopathe D.O. à Bègles, près de Bordeaux. Sa formation ne se limite pas à l’ostéopathie : il s’est également formé en somatothérapie, spécialisée en sophrologie, complétée par des notions de PNL (programmation neuro-linguistique) et d’analyse transactionnelle — des approches qui nourrissent directement sa lecture du lien entre corps et conscience.

Il pratique par ailleurs le Qi Gong santé depuis plus de trente ans, avec une formation de niveau professionnel acquise à la fois en France et en Chine, discipline qu’il a également enseignée, ainsi que plusieurs arts martiaux depuis de nombreuses années. Ce parcours, mené en parallèle de ses études dans un premier temps, puis de sa pratique de l’ostéopathie ensuite, a enrichi sa compréhension du corps en mouvement et sa vision de l’ostéopathie comme un art à part entière — attentif autant à la structure qu’à la conscience que chacun a de son propre corps.


Sources